KRIMPADENN 2.0

Miroir mon beau miroir

Publié dans: BIBLIO

 

Miroir mon beau miroir

 (à la demande du chef ) texte, illustrations et fautes d'orthographe : L. Le Coq

Les blogs et les réseaux sociaux nous permettent enfin d'exister aux yeux de la planète entière !

Ben oui, jusqu'à présent seuls nos proches et les gens que l'on croise peuvent bénéficier un peu de notre aura naturelle. Quand je pense à ce système qui nous brime, qui nous ment, qui nous spolie de cette gloire à laquelle nous avons le droit... Certains parents frustrés essayaient de nous déboucher les oreilles, mais ils étaient vus comme d'infâmes personnages reportant sur leurs rejetons leurs échecs et désirs de reconnaissance sociale inassouvis.

Mais la télé-réalité nous a ouvert les yeux : nous avons tous un talent caché que nous connaissons de manière intuitive, mais que personne ne veut reconnaître. Et la télé, invention magique s'il en est, nous a offert l'opportunité de jeter à la face de tous ce talent qui éclabousse et qui tâche ! Bon d'accord, c'est un peu limité pour l'instant. Et si le talent qui l'est le notre n'est ni la danse, ni le chant, et bien c'est mal barré... D'où le recours aux réseaux sociaux ! Ces merveilleux outils qui permettent d'avoir plein de zamis, qui peuvent nous laisser des commentaires (mais l'écriture c'est très dure... surtout en novlangue... reprenez 1984 page 147, paragraphe 4 !), ou un ch'ti 'j'aime', ce qui est largement suffisant puisque les 'j'aime pas' ne peuvent être que le fait d'affreux jaloux, dont l'avis est par essence inepte !

Donc résumons la situation :

1 - j'en ai un talent qui l'est caché,

2 - j'en ai un media qui me permet de faire éclabousser à la face du monde ce talent qui tâche !

Reste plus qu'à le travailler ce talent. Eh oui, le talent ça se travaille, jour après jour, à l'entrainement, et le plus important c'est de reproduire ensuite ce qu'on a travailler à l'entrainement pour ne pas perdre, rapporter au moins un point vu que c'est un match à l'extérieur. Et je ne parle pas des match à trois points qui en valent en fait six ,de points...

Bref, le travail, mamelle de la santé de notre talent, doit être dur et sans hésitation !

En parlant d'hésitation, se lancer à corps perdu dans un entrainement frénétique c'est bien, mais si on se trompait de talent ? Et si notre talent qu'on croit qu'il est super, en fait c'est pas le bon, et qu'il ne fait que cacher le vrai qui se planque au fond à droite, c'te feignasse.

Que faire ?

Comment savoir ?

Y-a-t-il des moyens autres que Mme Irma pour déterminer dans quel direction aller ?

Why ??

Et là je dis haro sur les charlatans ! A moi la science et les scientifiques ! Surtout sur le talent qui nous intéresse : l'escalade... Il nous faut une étude morphologique, biomécanique, … Venez à nous biologistes, venez nous palper ! Ne craignez rien amis lecteurs, non je ne viens pas de revoir The Horror Picture Show, mais étant d'obédience scientifique je sais que la bio fait partie de ces disciplines bénies où la gente féminine est très largement représentée... On taira le triste sort de l'électronique dont le préfixe est la seule partie logique.

Avant d'aller frapper à la porte de nos collègues biologistes, et donc d'avoir une séance gratuite de stimulation de la vasodilatation des babines par application énergique de la tarte à cinq doigts, essayons de procéder à une analyse préliminaire. Je vous propose une analyse visuelle des forts grimpeurs qui nous ont marqué, nous et notre activité, d'un peu toutes les époques.

La liste des grimpeurs retenu par un jury constitué de moi-même et de mon ego démesuré sont : Patrick Edlinger (PE), Patrick Berault (PB), Adam Ondra (AO), Chris Sharma (CS), Fred Nicole (Fred), François Legrand (FL), Jean Christophe Lafaille (presque) (JCL).

Première remarque : la taille n'est pas un élément important. FL fait 178 cm (comme moi!), Fred 180cm, JCL 160cm, CS 185 cm, AO 181 cm, PE 182 cm et PB pas très grand. D'ailleurs en ce moment il y a beaucoup de grimpeur fort qui font dans les 170cm, et qui refusent de manger trop de chocolat... En parlant poids, là aussi de fortes disparités... De 48kg à 75 kg pour le gros au fond de sa forêt !

La morphologie de base ne semble donc pas être un indicateur...

Diantre, le diable serait donc une fois de plus dans le détail !

Regardons de plus près... Fred : beau paillasson pectoral, CS aussi ! FL, PE pas de paillasson... Les cheveux bouclés ? Bouarf non... La couleur des yeux ? Non plus.

Il doit bien y avoir quelque chose... Ce doit être évident, ça doit sauter aux yeux, comme le nez ou milieu du visage ! Mais, boudiou, c'est ça ! Le nez, le pif, le groin, la truffe, le tarin, la patate...

Est-ce que la majorité des forts grimpeurs présente un développement remarquable de son appendice nasal ? La réponse est oui !

Je dresserai trois catégorie :

  • les évidents : Fred et PB qui présentent des éléments de premiers choix ! AO n'est pas mal dans son genre...

  • les effilés : PE, FL et JCL sont du genre à fendre la bise.

  • les moins évidents voire exceptions qui confirment la règle : CS ! Mais là on tombe dans un cas spécifique... A mon avis, il devait avoir un gros blaire, mais comme ce n'était pas visuellement acceptable pour ses sponsors, il a dû se le faire raboter... Pour le consoler, il a eu le droit à des implants de soie de véra pour pouvoir exhiber ce paillasson pectoral que les filles adorent ! C'est pô juste... Il est beau, il est fort, il sent bon le véra chaud ! Et en plus il a l'air sympa...

A titre d'illustration, je vous renvoie à cette photo de grimpeur ci-jointe : à première vue, rien n'indique une prédisposition à la pratique de l'escalade voire du bloc. Mais regardez de plus prêt, et oubliez cette chevelure souple, ce dos vouté, ces mains boudinées, ces pieds torves, ce petit cul serré dans un corsaire à tendance panthéreuse, et focalisez vous sur son appendice nasal. Quel pif ! Pas de soucis, il peut s'entraîner, il devrait arriver à faire quelque chose !

 vraigrimpeur

Vous mettez en doute cette théorie ? Jugez par vous même ! Vous pourrez vérifier ce fait, même si cela nous vous fait pas plaisir !

Personnellement, je le savais de manière intuitive. Je le pressentais le matin en me rasant devant ma glace... Et je sais que désormais, il n'appartient qu'à moi de faire péter le niveau en m'imposant un entraînement dur mais mérité ! Ca va claquer du slip chez les vétérans ! C'est décidé, demain je commence... Enfin, je commence bientôt...

A contrario, j'ai une pensée émue pour tous ces grimpeurs qui vont s'apercevoir qu'ils font fausse route. Toutes ces années gâchées à essayer de développer ce talent que mère nature ne leur a pas octroyé. Toutes ces larmes versées en pure perte. Tous ces repas de famille à devoir se maîtriser la babine pour ne pas mordre à pleine dent dans cette poularde façon grand-mère, et s'imposer le mastiquage lent de la galette de riz soufflée légèrement salée par cette goutte au nez, reliquat de ces larmes réprimées... Ah pauvre de toi jeune patricien ! La vie doit te sembler bien injuste... Mais relève la tête ! Tu n'es pas seul ! Nous sommes avec toi ! Toi aussi tu trouveras ta voie... Mais bon, ça peut être long...

Cette théorie est révolutionnaire. J'en suis conscient. J'ai d'ailleurs échangé avec des sommités pour avoir un point de vue critique de bon aloi. Et je dois dire que ces entretiens avec la référence bretonne de promotion de la grimpe armoricaine m'ont conforté. D'ailleurs, avec Christophe, que nous appellerons Jean-Louis par respect de l'anonymat et pour éviter toute confusion avec le webmaster de Krimpadenn, nous avons songé à une généralisation de cette théorie, en toute relativité il va sans dire... Cette théorie peut s'appliquer à d'autres sport ! La natation serait un bon exemple ! Est-ce qu'une étrave nasale peut aider le nageur moderne dont la quille est désormais comprimés par ces vêtements techniques que l'oeil gourmand réprouve ? A l'époque du slip de bain à ficelle, c'est une autre histoire, mais maintenant ? Si parmi nos lecteurs quelques nageurs se cachent, merci d'apporter votre contribution à ce débat de premier ordre !

Quid de la gente féminine ? Cette première étude m'a demandé beaucoup d'efforts, et je laisse cette partie spécifique à d'autres... Non, point de couardise de ma part. Mais je dois avouer que je ne cours pas super vite, et que la grimpeuse de par sa condition féminine, ne possède pas ce détachement et cette autodérision qui nous caractérisent, nous, les hommes... On peut parler des yeux, des lèvres, de ce teint de pêche illuminé par ce sourire à croquer, mais essayez de dire à votre tendre et douce qu'elle a un gros pif... Même bien amené ça ne va pas le faire : "je te préfère de trois quarts, l'ombre de ton nez mutin permet de masquer ce poireau disgracieux qui égaie ta pommette rosie par l'émotion!" Même avec ce genre de délicatesse on est quasi sûr de se faire éconduire, et traiter de grossier personnage, voire de mufle... Comme quoi on en revient toujours au groin !

 

Lu 1072 fois Dernière modification le mardi, 29 janvier 2013 21:51
Comments   
  •  
  •  
  • Reply
  • Reply with quote
  • Quote

Miroir mon beau miroir

# independent. » 12-06-2014 13:37

Оn ρeut te dire que ce n'est guère erroné !!

independent.

A cause du spam, les commentaires des visiteurs sans compte sur Krimpadenn sont lus avant d'être publiés. Merci de votre compréhension.

Ajouter un Commentaire

Code de sécurité
Rafraîchir