BIBLIO https://krimpadenn.fr Tue, 16 Oct 2018 04:43:28 +0000 Joomla! - Open Source Content Management fr-fr Les 100 plus belles grandes voies de Provence https://krimpadenn.fr/articles/categories2/biblio/896-les-100-plus-belles-grandes-voies-de-provence https://krimpadenn.fr/articles/categories2/biblio/896-les-100-plus-belles-grandes-voies-de-provence

Les 100 plus belles grandes voies de Provence

 

Calanques, Dentelles de Montmirail, Sainte-Victoire, Sainte-Baume, Cap Canaille, Destel et bien évidement Verdon, partez grimper à la découverte des plus belles grandes voies de Provence. Écrit en collaboration avec les acteurs locaux, ce livre vous invite à parcourir 100 itinéraires d’escalade qui se distinguent par leur homogénéité, leur beauté, leur cadre ou encore leur côté légendaire et historique. Un topo pratique, comprenant tous les détails indispensables : accès, temps, cheminement de la voie, équipement en place, orientations, cotations des différentes longueurs et surtout cotation obligatoire. Le livre contient également des rappels historiques sur l’évolution de l’escalade dans les différents massifs. Quel que soit votre niveau, la saison ou votre style de prédilection, ce topo vous permettra de choisir une voie d’exception. L’auteur, Nicholas Armstrong, initiateur escalade fédéral et grimpeur marseillais passionné, participe à l'entretien des voies et sillonne les falaises de Provence depuis de nombreuses années. Il nous fait partager dans ce topo ses plus belles découvertes.

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TOPOS Sat, 28 Apr 2018 16:22:05 +0000
Escalade à Pen-Hir - édition 2015 https://krimpadenn.fr/articles/categories2/biblio/793-escalade-a-pen-hir-edition-2015 https://krimpadenn.fr/articles/categories2/biblio/793-escalade-a-pen-hir-edition-2015 Escalade à Pen-Hir - édition 2015

Ce topo décrit toutes les voies sportives, tous les itinéraires de terrain d'aventure connus et il précise l'existence de 80 blocs ouverts.

Le spot d'Argol n'est plus disponible dans ce topo

Il y a un nouveau secteur : toons'land offrant 7 voies du 4 au 7

Toutes les photos sont en couleur : celles de présentation des voies mais aussi celles qui soulignent la majesté du site.

Deux bonnes idées ont été retenues pour accentuer la lecture des descriptions des voies :

  • L'utilisation de pictogrammes explicites précisant pour chaque secteur la longueur de corde, le nombre de dégaines, le type d'accès, etc.
  • chaque trait décrivant une voie respecte un code couleur précisant sa cotation. Par exemple : trait bleu = cotation 5, trait orange = cotation 6, etc.

Ce topo est disponible :

Acheter les topos pour permettre le rééquipement des anciennes voies et
l'équipement de nouveaux itinéraires par les équipeurs pilotés par les comités.

 

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TOPOS Fri, 17 Jul 2015 10:02:21 +0000
Patrick Edlinger L'autobiographie https://krimpadenn.fr/articles/categories2/biblio/727-patrick-edlinger-l-autobiographie https://krimpadenn.fr/articles/categories2/biblio/727-patrick-edlinger-l-autobiographie Patrick Edlinger L'autobiographie

Voici le livre tel que Patrick Edlinger l'avait imaginé.

 

Voici le livre tel que nous l'avons concrétisé.

 

À mi-chemin entre la biographie et l'autobiographie, Jean-Michel Asselin compose un portrait à hauteur d'homme, ce géant au sommet de son art.

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BIBLIO Tue, 30 Dec 2014 15:14:34 +0000
Biblio : Haïkus https://krimpadenn.fr/articles/categories2/biblio/524-biblio-haikus https://krimpadenn.fr/articles/categories2/biblio/524-biblio-haikus

Haïkus

Lors de l'édition 2012 de Cinescalade, les organisateurs avaient lancé un appel aux grimpeurs locaux : Imaginez un petit poème - un Haïku - visant à décrire ces petits riens qui vous poussent à grimper ; ces grandes envies qui vous attirent vers le haut !

Et la moisson a été bonne. Voici quelques créations.
Certains textes dérogent aux règles du haïku. Mais au Japon, chaque « transgression » porte un nom, légitimant chaque œuvre ; Car ceci n’enlève rien au plaisir des mots et de la rhétorique !
Nous vous souhaitons une bonne lecture et de belles envolées spirituelles !


Rose et blanc couloir
Marche vers mur du lycée
Canyon toboggan

Archange Michel
Jeunes grimpeurs maîtrise
Bretagne champion

Murs franchis, soleil
Prisonnier, roche, lié
Moulin rénové

Lac bleu et rose
Au top, ça vaut l'apéro
Un treuil d'hélico

Petit haiku lest
Cinéma escalade
Cour St Jo chute

Sangle troncs mousse
Lignes pour grimpeurs tendues
Instable seconde
 

Parc des tisserands
Quinqua haikus génère
Tocsin au clocher

 

Yves B.


De la purge du corps
A l’ouverture de l’esprit
Interprète la voie

Déjouant l’attraction
Relançant de plus belle
Misant l’équilibre

L’escalade m’agrippe
Encordé je me déchaîne
Libérant le vol

Découvrant que dalle
De surplomb en déversant
J’espère un reta

Vertige aspirant
Panoramique saisissant
Ivresse de plaisirs

Olivier G.


Tension verticale
Corps à corps avec le roc
Prendre son envol.

Céline H.


Un coinceur
De l’engagement osé
Pas de chute !

La gorge déployée
Je me noie dans le gaz pur
Une bière bien fraîche !

De la lunulle à l’écaille
De la fine réglette au plat
Zut, Zipette

Dülfer croise Lolotte
L’adhérence pointe
Yaniro bloque

Un sept C en tête à vue
Fêté de bonnes bières bues
Courbatures cérébrales

Une falaise balaise
Une ligne magnifique
Il pleut des cordes

Michel P.


Mais crispé je suis
Crispé je resterai, si
J’ne lève pas mon pied !

Froissé comme la roche
De n’avoir pas pu grimper
Tant pis, je repasserai

Une prise ? Quelle prise ?
Ça sent le retour au sol
Une soupe et au lit

Pascal R.


Montagne ensoleillée
La corde vibre au gré du vent
La séance de ciné commence

Le long du mur
Les descendeurs sont installés
Panne d’ascenseur

Falaise plein sud
Grimpeurs expérimentés en altitude
Vol au vent

Paroi rocheuse
Nouvelle haute voie
Un cri surgit

Bloc au fond de la salle
Prises fluorescentes
Chaussons au plafond

Anita V.


Si tu chutes à l’escalade
Même pas mal tu auras.

Lorsque tu fais
De l’escalade dehors
Mets un casque
avant que le rocher
ne te tombe sur le casque.

Escalade par temps froid
Mal aux doigts tu auras.

Loris H., 8 ans

Allez sur le site de Cinescalade

 

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BIBLIO Wed, 19 Jun 2013 23:03:21 +0000
Grimpeur VS Surfeur : épisode II https://krimpadenn.fr/articles/categories2/biblio/513-grimpeur-vs-surfeur-episode-ii https://krimpadenn.fr/articles/categories2/biblio/513-grimpeur-vs-surfeur-episode-ii

Grimpeur VS Surfeur : épisode II

Jean Pierre Banville donne sa ‘’réponse’’ à l’article Grimpeur VS Surfeur de L le Coq

Il semble bien que les surfeurs vont continuer à draguer toutes les filles dans les bars et sur les terrasses !

Car l’escalade ne sera pas un sport olympique : la décision est tombée.

 

Nous avons perdu face au baseball et la lutte . Normal…

Nous avons perdu face au squash . Qui l’aurait cru ?

De toute façon , il restait le karaté et le wake-board qui risquaient de nous mettre au tapis sinon de nous faire boire la tasse …

 

Et maintenant, que faire?

 

Tout d’abord, il faut tenter de reconquérir le haut du pavé vestimentaire .

Oui, oui : tous les jeunes veulent avoir le look cool des surfeurs et dépensent une bonne partie de leurs allocations pour se procurer des vêtements surfistiques .

Qui se souvient du temps où nous portions avec grâce des pantalons ‘’painters’’ blancs et un gilet de rugby déchiré? Qui se souvient du temps où , dans les capitales américaines de la mode, il était chic de porter des chaussons Merrell bicolores à double lacets ?

C’est là qu’il faut frapper!

Gagnons le cœur des foules un bikini à la fois. Affichons-nous par t-shirt interposé . Grifffons ! Griffons !

Enterrons Quicksilver, Billabong, Roxy, Volcom… sous une avalanche de griffes escalade déjantées.

Japhet Cool, par exemple ... Dollard Falot nous a montré la voie !

Ce qui existe actuellement en fait de marque escalade/montagne est pépère à souhait …

Pas étonnant que les grimpeurs n’aient pas la cote : ce sont des reliquats ‘’ vintage 1960 ‘’ de la Californie.

On entre dans un restaurant et on nous offre une bavette en nous aidant à nous asseoir…

Vite : une Fontaine de Jouvence verticale!

 

Mais il y a plus!

Pour se faire désirer, il faut se faire reconnaître et annoncer ses couleurs.

Par les fringues, oui , mais aussi par les accessoires...

Déjà, en Floride, quand un surfeur entre dans le café où je déjeune et qu’il me voit , il m’adresse un shaka , ce signe de reconnaissance provenant des îles du Pacifique.

Et comment me reconnait-il?

Outre l’air totalement perdu, le regard vide, que j’affiche à longueur d’année et mon bronzage touriste qui me fait ressembler à un cousin du homard, je porte toujours le tout dernier modèle de sandales de plage branchées. Un accessoire essentiel! Et c’est là aussi, dans le domaine des accessoires, que nous devons frapper!

J’ai les sandales au pied; mon auto stationnée à la porte du café offre à la vue quelques planches colorées et des stickers surf, je feuillette un hebdo de surf et la tablette à mes côtés affiche à qui veut le voir les prévisions de vagues pour les prochains jours. Mon sac à dos annonce une marque exotique de combinaisons disponibles uniquement sur commandes spéciales.

Avec ça, on ne peut me manquer!

 

Résultat?

J’ai eu deux merveilleuses matinées , dans ce café , à discuter avec une effeuilleuse locale qui faisait annuellement le double de mon salaire et qui trouvait le temps de tonifier son corps , quotidiennement , en surfant près de la jetée. Et possédant une culture surprenante en prime… et de fermes convictions quant au besoin de rationalité du monde. Croyez-moi : il n’y avait pas que ses convictions qui étaient fermes… si je n’avais pas eu l’air du grand-père du cousin du homard cité plus haut, elle m’aurait sans doute invité à dépenser de l’argent pour la voir s’émoustiller sur un poteau vertical.

 

Donc il nous faut créer des accessoires qui nous distinguent de la masse, des accessoires servant à la reconnaissance de l’espèce grimpante que, plus tard, tout le monde voudra nous emprunter pour faire partie de notre gang!

Depuis le porte-clés ouvre-bouteilles ( aux armes de Krimpadenn? )  jusqu’à la création d’un couvre-chef spécifique ( un chapeau de castor en fourrure artificielle? ) , il faut renouveler nos signes de reconnaissance. Créer une poignée de main secrète! Lancer des sites web bidons affichant l’état des falaises en tout temps!! Vous allez me dire que nous avons déjà le site web du magazine ‘’Grimper’’ qui remplit cet office mais est-ce suffisant? Imaginez : il est quasi impossible de trouver un sticker humoristique sur l’escalade… comment voulez-vous vous afficher???

 

Mais, encore plus, nous n’avons pas de vie culturelle. Pas de peintures et pas de sculptures, pas de livres ou si peu et, dans la majorité, les héros y meurent gelés sous une avalanche ou, au mieux, perdent des doigts et affrontent la gangrène. Rien pour attirer les foules. Rien pour attirer les filles .

Les surfeurs ont les requins, les barracudas, les raies, les alligators. Sans compter les vagues monstrueuses que tous peuvent voir du bord de la plage.

Il n’y a pas de tension dans le récit quand on évite une avalanche ou qu’on enfile une deuxième paire de gants. Par contre, quand un requin marteau cogne sous votre planche alors qu’une vague de six mètres se forme derrière vous, là vous gagnez rapidement l’attention de vos auditeurs! Et qui ira vérifier la longueur du requin? Quand je raconte que je me suis cogné le genou sur le bord d’une vire, tout le monde se lève pour aller aux toilettes. Quand je parle des dauphins qui tournaient autour de nous à la jetée de Cocoa et qui semblaient rire de nos efforts pour prendre une vague, toutes les filles sont suspendues à mes lèvres…

Ai-je besoin d’en dire plus???

 

Il faut rapidement réviser notre message et la façon de le transmettre. La couleur terre n’a jamais attiré personne sinon les vaches et les chauves-souris.  Il faut tendre vers les tons vifs !

Donc il faut s’afficher, se démarquer, annoncer un message stimulant, un message qui n’est pas fait de lutte constante et de doigts écrasés. Un message qui n’est pas teinté de sueur…

 

Sans doute qu’il nous faudrait une histoire avec des héros qui ne soient pas morts de froid sur une vire ou bien tombés dans une crevasse. Des héros qui ne soient pas des grognons compulsifs prêts à décoter le bloc poussiéreux de l’adversaire de ‘’ 8b , départ couché avec un genou bloqué sur un caillou qui , par un hasard extraordinaire, est situé au bon endroit et les trois doigts de la main gauche en opposition sur une prise qui se trouve au niveau du nez’’    à    ‘’ 7c+, départ avec les deux genoux sur le bloc erratique qui s’est déplacé à cause de la crue du Danube et la main droite en opposition sur une réglette qui est apparue lorsque le matelas a touché le bloc poussiéreux en question ‘’ .

Personne n’aime les chialeux! Pourquoi pensez-vous que je suis encore célibataire à mon âge? Kelly Slater ne se plaint jamais et Laird Hamilton non plus … bien qu’à la carrure de Laird Hamilton, s’il devait se fâcher… On n’arrive même pas à s’entendre entre nous sur un niveau de difficulté alors comment voulez-vous que les autres comprennent? Faut garder ça simple et conserver le sourire…

Oui, on a besoin de héros plaisants et possédant une couleur locale, sinon universelle. Et des histoires fabuleuses qu’on pourra raconter dans les bars, devant de jeunes effarouchées qui ne demandent qu’à croire.

 

L’avantage des surfeurs, c’est qu’ils ont en main, en permanence, un objet phallique de première grandeur!

Non, non, rangez tout de suite ce que vous venez de sortir de vos pantalons : vous ne faites pas le poids!

Dans mon sous-sol, j’ai trois 9’8’’ et une 10’ , toutes colorées dans la masse, et je vous en passe un papier : quand je me promène sur une plage avec une de ces planches sous le bras, je proclame à tous ma masculinitude et mon pouvoir de séduction. Tellement que j’ai commencé à me promener avec une planche pour aller faire l’épicerie – difficile dans les allées – alors que je suis à cinq heures du plus proche océan. Mais je vous jure : toutes les filles me regardent. Tous les gars me jalousent. Tous les médecins m’offrent leurs cartes de visite et l’horaire des rendez-vous.

Je deviens un Dieu… encore plus si j’ai des sandales, le bronzage et tous mes doigts et orteils.

Comment créer un tel objet, nous, les grimpeurs?

J’ai la solution!

La corde… n’avons-nous pas une corde dans nos sacs? C’est par cette corde que nous rendrons notre activité attachante!!

Les pompiers ont leurs boyaux : nous aurons notre corde et la plus longue, le mieux!

Imaginez la discussion au restaurant :

  • Tu as acheté la nouvelle 100 mètres  fluo de Zéal ?

  • Bien voyons!! Ca fait ringard… j’ai la 150 mètres 9.1 double sec de Zéro Absolu! , celle avec l’affichage à DEL pour la retrouver dans les consignes au sortir des terrasses.

 

Oui, plus long, ce sera plus bon! Et peut-être même meilleur!! Nous pourrons nous promener partout avec cette corde lovée sur nous ce qui fera paraître nos épaules plus larges et notre torse puissant. Affirmer que nous sommes des gens de sacs et de cordes… enfin dans le bon sens du terme. C’est à qui aura la corde la plus longue, le diamètre le plus fort et en prime cet effort de groupe permettra d’éviter les relais intermédiaires en falaise. Les chasseurs ont leurs peaux d’ours, nous aurons notre corde!  Que du bonheur.

 

Vous voyez, chers Krimpadenn-miques , nous avons du chemin à faire…

Et quand nous serons rendus là, et bien on va s’apercevoir qu’on n’a pas besoin du CIO ou de J.O.  pour être populaires et reconnus dans la foule anonyme.

Car les surfeurs ont un plaisir fou et draguent comme des bêtes sans aspirations olympiques. On ne peut en dire autant des curlingneurs dont les seules aspirations sont de passer le balai et de ramasser les pierres laissées à trainer par l’autre équipe ou des marathoniens qui doivent se coucher tôt pour s’entrainer le matin avant que les chiens ne sortent des maisons et ne leur courent après.

A qui voulons-nous ressembler? Surfeurs ou curlingneurs??? Qui possède le plus de capital de sympathie? Qui est réputé pour avoir une vie époustouflante sur l’oreiller?

Et ce, sans J.O. ni substances dopantes.

 

Vous, Bretons, êtes en première ligne – comme le sont mes amis Normands – car vous partagez un territoire fait de mer et de montagne. Le Réveil ne viendra pas de ces pauvres Alpes qui ne connaissent que l’odeur du chausson humide et le vert de la moisissure au bout des ongles d’orteils.

Non! C’est de vos contrées que la Nouvelle Vague de la Grimpe va surgir tel un tsunami qui emportera l’Ancien Régime nourri de barres tendres périmées et de chocolat virant au blanc.

 

Allez et faites que dans mes vieux jours, un pied dans la tombe, je vois arriver à mon chevet une infirmière portant un petit bustier coquin et un chapeau de castor qui me dira :

  • Vous êtes un grimpeur, vous! Une légende vivante à ce qu’on dit… ça se voit à vos gros doigts…

  • Mademoiselle, vous êtes bien bonne! Vous voulez voir la longueur de ma corde?

 

Tout ça, sans J.O.

 

 

A PLUS , AMIS BRETONS …

Je vous recommande mon dernier livre : ‘’ Des Rails et Dérives’’ , qui se passe à St Michel Chef Chef . Un morceau de Bretagne séparé de la mère patrie par d’affreux politiques .

Du surf . De la grimpe.

Des épisodes coquins…

 

Bye

Jean Pierre BANVILLE

 

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BIBLIO Sun, 09 Jun 2013 19:03:48 +0000
Miroir mon beau miroir https://krimpadenn.fr/articles/categories2/biblio/463-miroir-mon-beau-miroir https://krimpadenn.fr/articles/categories2/biblio/463-miroir-mon-beau-miroir

 

Miroir mon beau miroir

 (à la demande du chef ) texte, illustrations et fautes d'orthographe : L. Le Coq

Les blogs et les réseaux sociaux nous permettent enfin d'exister aux yeux de la planète entière !

Ben oui, jusqu'à présent seuls nos proches et les gens que l'on croise peuvent bénéficier un peu de notre aura naturelle. Quand je pense à ce système qui nous brime, qui nous ment, qui nous spolie de cette gloire à laquelle nous avons le droit... Certains parents frustrés essayaient de nous déboucher les oreilles, mais ils étaient vus comme d'infâmes personnages reportant sur leurs rejetons leurs échecs et désirs de reconnaissance sociale inassouvis.

Mais la télé-réalité nous a ouvert les yeux : nous avons tous un talent caché que nous connaissons de manière intuitive, mais que personne ne veut reconnaître. Et la télé, invention magique s'il en est, nous a offert l'opportunité de jeter à la face de tous ce talent qui éclabousse et qui tâche ! Bon d'accord, c'est un peu limité pour l'instant. Et si le talent qui l'est le notre n'est ni la danse, ni le chant, et bien c'est mal barré... D'où le recours aux réseaux sociaux ! Ces merveilleux outils qui permettent d'avoir plein de zamis, qui peuvent nous laisser des commentaires (mais l'écriture c'est très dure... surtout en novlangue... reprenez 1984 page 147, paragraphe 4 !), ou un ch'ti 'j'aime', ce qui est largement suffisant puisque les 'j'aime pas' ne peuvent être que le fait d'affreux jaloux, dont l'avis est par essence inepte !

Donc résumons la situation :

1 - j'en ai un talent qui l'est caché,

2 - j'en ai un media qui me permet de faire éclabousser à la face du monde ce talent qui tâche !

Reste plus qu'à le travailler ce talent. Eh oui, le talent ça se travaille, jour après jour, à l'entrainement, et le plus important c'est de reproduire ensuite ce qu'on a travailler à l'entrainement pour ne pas perdre, rapporter au moins un point vu que c'est un match à l'extérieur. Et je ne parle pas des match à trois points qui en valent en fait six ,de points...

Bref, le travail, mamelle de la santé de notre talent, doit être dur et sans hésitation !

En parlant d'hésitation, se lancer à corps perdu dans un entrainement frénétique c'est bien, mais si on se trompait de talent ? Et si notre talent qu'on croit qu'il est super, en fait c'est pas le bon, et qu'il ne fait que cacher le vrai qui se planque au fond à droite, c'te feignasse.

Que faire ?

Comment savoir ?

Y-a-t-il des moyens autres que Mme Irma pour déterminer dans quel direction aller ?

Why ??

Et là je dis haro sur les charlatans ! A moi la science et les scientifiques ! Surtout sur le talent qui nous intéresse : l'escalade... Il nous faut une étude morphologique, biomécanique, … Venez à nous biologistes, venez nous palper ! Ne craignez rien amis lecteurs, non je ne viens pas de revoir The Horror Picture Show, mais étant d'obédience scientifique je sais que la bio fait partie de ces disciplines bénies où la gente féminine est très largement représentée... On taira le triste sort de l'électronique dont le préfixe est la seule partie logique.

Avant d'aller frapper à la porte de nos collègues biologistes, et donc d'avoir une séance gratuite de stimulation de la vasodilatation des babines par application énergique de la tarte à cinq doigts, essayons de procéder à une analyse préliminaire. Je vous propose une analyse visuelle des forts grimpeurs qui nous ont marqué, nous et notre activité, d'un peu toutes les époques.

La liste des grimpeurs retenu par un jury constitué de moi-même et de mon ego démesuré sont : Patrick Edlinger (PE), Patrick Berault (PB), Adam Ondra (AO), Chris Sharma (CS), Fred Nicole (Fred), François Legrand (FL), Jean Christophe Lafaille (presque) (JCL).

Première remarque : la taille n'est pas un élément important. FL fait 178 cm (comme moi!), Fred 180cm, JCL 160cm, CS 185 cm, AO 181 cm, PE 182 cm et PB pas très grand. D'ailleurs en ce moment il y a beaucoup de grimpeur fort qui font dans les 170cm, et qui refusent de manger trop de chocolat... En parlant poids, là aussi de fortes disparités... De 48kg à 75 kg pour le gros au fond de sa forêt !

La morphologie de base ne semble donc pas être un indicateur...

Diantre, le diable serait donc une fois de plus dans le détail !

Regardons de plus près... Fred : beau paillasson pectoral, CS aussi ! FL, PE pas de paillasson... Les cheveux bouclés ? Bouarf non... La couleur des yeux ? Non plus.

Il doit bien y avoir quelque chose... Ce doit être évident, ça doit sauter aux yeux, comme le nez ou milieu du visage ! Mais, boudiou, c'est ça ! Le nez, le pif, le groin, la truffe, le tarin, la patate...

Est-ce que la majorité des forts grimpeurs présente un développement remarquable de son appendice nasal ? La réponse est oui !

Je dresserai trois catégorie :

  • les évidents : Fred et PB qui présentent des éléments de premiers choix ! AO n'est pas mal dans son genre...

  • les effilés : PE, FL et JCL sont du genre à fendre la bise.

  • les moins évidents voire exceptions qui confirment la règle : CS ! Mais là on tombe dans un cas spécifique... A mon avis, il devait avoir un gros blaire, mais comme ce n'était pas visuellement acceptable pour ses sponsors, il a dû se le faire raboter... Pour le consoler, il a eu le droit à des implants de soie de véra pour pouvoir exhiber ce paillasson pectoral que les filles adorent ! C'est pô juste... Il est beau, il est fort, il sent bon le véra chaud ! Et en plus il a l'air sympa...

A titre d'illustration, je vous renvoie à cette photo de grimpeur ci-jointe : à première vue, rien n'indique une prédisposition à la pratique de l'escalade voire du bloc. Mais regardez de plus prêt, et oubliez cette chevelure souple, ce dos vouté, ces mains boudinées, ces pieds torves, ce petit cul serré dans un corsaire à tendance panthéreuse, et focalisez vous sur son appendice nasal. Quel pif ! Pas de soucis, il peut s'entraîner, il devrait arriver à faire quelque chose !

 vraigrimpeur

Vous mettez en doute cette théorie ? Jugez par vous même ! Vous pourrez vérifier ce fait, même si cela nous vous fait pas plaisir !

Personnellement, je le savais de manière intuitive. Je le pressentais le matin en me rasant devant ma glace... Et je sais que désormais, il n'appartient qu'à moi de faire péter le niveau en m'imposant un entraînement dur mais mérité ! Ca va claquer du slip chez les vétérans ! C'est décidé, demain je commence... Enfin, je commence bientôt...

A contrario, j'ai une pensée émue pour tous ces grimpeurs qui vont s'apercevoir qu'ils font fausse route. Toutes ces années gâchées à essayer de développer ce talent que mère nature ne leur a pas octroyé. Toutes ces larmes versées en pure perte. Tous ces repas de famille à devoir se maîtriser la babine pour ne pas mordre à pleine dent dans cette poularde façon grand-mère, et s'imposer le mastiquage lent de la galette de riz soufflée légèrement salée par cette goutte au nez, reliquat de ces larmes réprimées... Ah pauvre de toi jeune patricien ! La vie doit te sembler bien injuste... Mais relève la tête ! Tu n'es pas seul ! Nous sommes avec toi ! Toi aussi tu trouveras ta voie... Mais bon, ça peut être long...

Cette théorie est révolutionnaire. J'en suis conscient. J'ai d'ailleurs échangé avec des sommités pour avoir un point de vue critique de bon aloi. Et je dois dire que ces entretiens avec la référence bretonne de promotion de la grimpe armoricaine m'ont conforté. D'ailleurs, avec Christophe, que nous appellerons Jean-Louis par respect de l'anonymat et pour éviter toute confusion avec le webmaster de Krimpadenn, nous avons songé à une généralisation de cette théorie, en toute relativité il va sans dire... Cette théorie peut s'appliquer à d'autres sport ! La natation serait un bon exemple ! Est-ce qu'une étrave nasale peut aider le nageur moderne dont la quille est désormais comprimés par ces vêtements techniques que l'oeil gourmand réprouve ? A l'époque du slip de bain à ficelle, c'est une autre histoire, mais maintenant ? Si parmi nos lecteurs quelques nageurs se cachent, merci d'apporter votre contribution à ce débat de premier ordre !

Quid de la gente féminine ? Cette première étude m'a demandé beaucoup d'efforts, et je laisse cette partie spécifique à d'autres... Non, point de couardise de ma part. Mais je dois avouer que je ne cours pas super vite, et que la grimpeuse de par sa condition féminine, ne possède pas ce détachement et cette autodérision qui nous caractérisent, nous, les hommes... On peut parler des yeux, des lèvres, de ce teint de pêche illuminé par ce sourire à croquer, mais essayez de dire à votre tendre et douce qu'elle a un gros pif... Même bien amené ça ne va pas le faire : "je te préfère de trois quarts, l'ombre de ton nez mutin permet de masquer ce poireau disgracieux qui égaie ta pommette rosie par l'émotion!" Même avec ce genre de délicatesse on est quasi sûr de se faire éconduire, et traiter de grossier personnage, voire de mufle... Comme quoi on en revient toujours au groin !

 

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BIBLIO Sun, 20 Jan 2013 17:23:31 +0000
Biblio : L’Abécédaire de l’Escalade https://krimpadenn.fr/articles/categories2/biblio/454-biblio-l-abecedaire-de-l-escalade https://krimpadenn.fr/articles/categories2/biblio/454-biblio-l-abecedaire-de-l-escalade
  
Titre
 L’Abécédaire de l’Escalade
  
Auteurs
 Marco Troussier  
  
Edité par
 http://www.ibex-books.com/
  
Publié en
 décembre 2012
  
ISBN 979-10-90013-17-9 en version papier
979-10-90013-11-7 en version numérique
  
Prix 13€ en version papier
3€ en version numérique
  
 Couverture  
  
Présentation L’Abécédaire de l’Escalade de Marco Troussier est un voyage à travers les mots de l’escalade, loin d’être exhaustif il reflète la pensée d’un grimpeur d’une certaine expérience et déroule une cartographie imaginaire du monde de la verticale.

Il faut un temps lâcher la corde, reposer les doigts et les pieds martyrisés par les chaussons.

À lire au coin du feu, par jours de repos ou de mauvais temps !

L’Abécédaire de l’Escalade a d’abord été publié en feuilleton dans EscaladeMag. Un nouveau travail de réécriture et de nombreuses nouvelles entrées font cependant de cette présente version un inédit.

 
  
Format   12 x 18 cm, 200 pages pour la version papier
Formats disponibles : PDF, EPUB, MOBI/Kindle pour la version numérique
 

Cet abécédaire ne présente pas le vocabulaire de l'escalade ; Il s'agit des réflexions de l'auteur sur des thèmes liés à l'escalade. Ce livre est plaisant, il n'a pas d'autre ambition que de proposer l'avis de son auteur. le style simple est rapide à lire. Il y a quelques répétitions.

  
 Disponible où ?  sur le site de l'éditeur http://www.ibex-books.com/
  

Si vous connaissez l'ouvrage alors donnez votre avis sous forme de commentaires

 

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BIBLIO Sun, 06 Jan 2013 16:10:11 +0000
Topo : Calanques - Escalade https://krimpadenn.fr/articles/categories2/biblio/453-topo-calanques-escalade https://krimpadenn.fr/articles/categories2/biblio/453-topo-calanques-escalade
  
Titre
 Calanques Escalade : De Marseille à La Ciotat
  
Auteurs
 auteurs
  
Edité par
 VTOPO
  
Publié le
 14 janv. 2011
  
ISBN  non
EAN
9782916972251
  
Prix  26€
  
Sites décrits    - Topo intégral du Cap Canaille avec les grandes voies récentes en grès, calcaire et poudingue
- Deep water solo dans les Calanques de Marseille à la Ciotat (Figuerolles - Gaméou, les Tablettes, ...) en passant pas Cassis
- Tracés clairs et lisibles sur aquarelles originales
- Prises de vues aériennes
- Descriptif pour chaque grande voie
- Rando à pied
- Vertirandos
  
 Couverture  couv
  
Présentation

Un topo pratique, complet, adapté à tous les grimpeurs avec un niveau plaisir 6c max obligatoire.
Illustré de photos, de prises de vues aériennes, de belles aquarelles, ce VTOPO Roc décrit avec précision les voies, les accès, propose 24 rando pédestres pour découvrir le massif, dont 2 traversées intégrales du massif, mais aussi 10 VertiRando pour les amateurs de corniches aériennes !
Un ouvrage beau, complet et technique à la fois. Le couteau-suisse des Calanques à avoir dans sa bibliothèque de grimpeur !

En plus par rapport à l'édition 2009 : impression sur papier PEFC et label Imprim'Vert, nouveaux rééquipements, nouveaux secteurs couennes et grandes voies, le topo intégral du cap Canaille, section Deep Water Solo, rubrique Expression libre, nouveaux onglets pour une navigation rapide...

 

4couv

  {gallery}CalEsc{/gallery}
  
Format    A5 - 320 pages - 430g
  
 Disponible
 sur le site de vtopo
  

Acheter les topos pour permettre le rééquipement des anciennes voies et l'équipement de nouveaux itinéraires par les équipeurs pilotés par les comités.

 

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TOPOS Wed, 02 Jan 2013 17:03:59 +0000
Grimpeur vs Surfeur https://krimpadenn.fr/articles/categories2/biblio/420-grimpeur-vs-surfeur https://krimpadenn.fr/articles/categories2/biblio/420-grimpeur-vs-surfeur

 Grimpeur vs  Surfeur

(à la demande du chef ) texte, illustrations et fautes d'orthographe : L. Le Coq

Récemment j'ai relu un numéro de Grimper proposant une courte interview de Jean-Pierre Banville (Grimper Juin/Juillet 2011). J'aime beaucoup le style et l'humour de Jean-Pierre Banville. J'aime beaucoup sa justesse de ton, et l'humanité qu'il nous fait partager. Et il me semble très probable qu'il partage l'avis de Mark Twain : « il faut rire de tout avant d'en pleurer » …

Bref, j'ai relu avec plaisir cette entrevue et me suis souvenu qu'à la sortie de ce numéro de Grimper un constat de JPB m'avait déjà frappé. Je me permets d'appeler JPB « JPB » parce que c'est plus rapide à écrire, et de par l'éloignement physique me séparant de JPB, je peux me permettre cette facilité indépendamment de sa sensibilité patronymique, et d'une éventuelle réaction épidermique à base de tarte aux 15 phalanges (et je pense que le gaillard à de quoi en imposer au niveau garniture)... Cependant, si la facilité d'écriture résultante est évidente, elle induit un degrés supplémentaire de concentration quant à la lecture : JPB est le JPB de la belle province, et non le JPB de la forêt enchantée, celui dont le surnom dipterien provient de ses aptitudes hors normes à la pratique de l'escalade, et non de son goût pour les capacités pestilentielles actuelles de la dite forêt.

Continuons donc.

Pour faire simple, JPB faisait le constat que dans les magazines d'escalade, les grimpeurs font « la gueule », alors que dans les magazines de surf, les surfeurs sont souriants ! Pourquoi cette différence ?Lors de ma première lecture, j'avoue que je n'avais pas réussi à trouver de réponses valables. C'est à dire de réponses pouvant être étayées par des observations et des analyses irréfutables ! La vie à fait son œuvre, et mon parcours incessant sur ce long trajet tortueux qui mène à la sagesse me permet désormais d'avancer un certain nombre de réponses. Ou, pour être plus précis, d'énoncer un faisceau de présomptions.

Etant de formation classique, mon analyse se décompose en deux parties,avant de passer à une ébauche de conclusion : 
  •  Quels sont les points communs entre grimpeurs et surfeurs ?

Le profane remarquera immédiatement que les supports de pratique sont différents. Horizontal pour l'un, vertical pour l'autre ; solide et dur pour le premier, liquide et salé pour le second. Crétacé pour l'un, crustacé pour l'autre. Cependant un certain nombre de points communs existent. En premier lieu la volonté d'appartenir à un même troupeau, pardon, une même tribu. Plusieurs éléments sont à leurs dispositions pour y parvenir , dont deux principaux : les codes vestimentaires et le vocabulaire. On peut arguer avec raison que le vocabulaire est forcément spécifique puisqu'il se réfère à une pratique spécifique. Pour les codes vestimentaires c'est tout de même différent puisqu'on entre dans l'affirmation de son appartenance à une communauté aux yeux du profane hors cadre de la pratique. Par exemple, l'utilisation des chaussures de marche d'approche Moumouth n'est pas impérative pour aller manger des biscuits chez mémé (oui ces fameux biscuits secs un peu mous, avec un drôle de goût, rangés dans la boîte en fer blanc avec l'hermine bretonne reproduite tout autours).

Autre point commun, c'est la funitude de l'activité (oui je néologisme, c'est une preuve de bravitude), même si ce n'est pas ça qu'on recherche mais l'approche fusionnelle avec la nature et les problèmes qu'elle nous propose et que nous essayons de surmonter avec esthétisme en allant puiser au fond de nous même la connaissance de notre moi-profond qui nous permet une maîtrise conjointe de nos peurs, de notre corps, de notre esprit... Si la fusion avec la nature est bien le but de la majorité des grimpeurs actuels, on peut alors se poser des questions légitimes quant à l'hygiène du grimpeur moyen (cf le paragraphe relatif au JPB)... Non merci, pas le peine de s'énerver et encore moins de jeter des pierres, je ne suis pas minéralogiste.

Par soucis d'homogénéité, je n'inclurai pas dans mon propos l'escalade en salle, comparons ce qui peut être comparé ! Le surf se pratique-t-il en piscine ? Evidement non, les maitres-nageurs imposent le maillot de bain ! En outre, étant peu enclin à l'autodérision, j'avoue un certain respect pour ces athlètes du plastique dont l'entrainement pragmatique leur ouvre les portes de la félicité falaisienne quand pâques apporte ses chocolats, où quand l'été nous baignent de sa chaleur tant attendue . Surtout sur ces falaises abandonnées que le breton et l'allemand parcourent en toute quiétude en Provence ou dans le Gard. Et je tiens à souligner que nos voisins allemands sont très sympathiques, j'en ai rencontrés beaucoup. Nous avons comparé nos coups de soleil et devisé sur ces horribles marques de Marcel stigmates de notre passion... 

surfer1
  • Pourquoi qu'on n'est pas pareil que les surfeurs ? 

C'est vrai quoi ! Nous aussi on en a un beau corps sculpté par des années de pratiques... Alors pourquoi qu'on n'est pas pareil ?

Prenons un grimpeur et un surfeur. On peut prendre leurs homologues féminins, ça marchera aussi mais moins facilement, leurs interlocuteurs étant alors plus grossiers dans le sens poli du terme ! Immergeons les dans une soirée mixte (et non il ne s'agit pas de la recette du grimpeur melba version sportive du cheval melba). Regardons ce qui se passe quand, dans une conversation avec une personne du sexe opposé, nos cobayes arrivent à dévoiler leur statut de grimpeur/surfeur (de manière fortuite il va sans dire!). Dans le cas du surfeur, la pupille de son interlocutrice se dilate, on peut noter une vasodilatation au niveau des pommettes, et la modification du timbre de la voix à l'exclamation : « Rhaa bon ?! T'es surfeur ? J'adooore regarder les surfeurs... ». L'observateur avisé et objectif notera qu'il n'y a aucune explication au pourquoi de ce regardage de surfeur , mais le même observateur objectif et pertinent n'a que faire de ce mutisme de mauvais aloi et peut expliquer cette observation, malheureusement au détriment de l'adorateur du surfeur ! Eh oui, s'il y a des surfeurs il y a des vagues, et s'il y a des vagues la baignade se solde inéluctablement par un sablage du slip, ce que l'individu de bien ne peut évidemment apprécier que très modérément, et que dire de l'amateur de string dont la ficelle sera inéluctablement brûlée par les flasques de cette poulie percheronne devenu abrasive ! Donc, en cas de vagues le baigneur se transforme en veau des plages à mater au loin du surfeur bronzé à l'abdominal tonitruant...

Prenons maintenant le cas du grimpeur. On notera chez l'interlocuteur un relevage de sourcils, un mordillage de bord de gobelet plastique, avec un questionnement légitime : « ah ouais... Ben dis donc, ça doit être dangereux ! Tu es attaché(e) à une corde pour faire ça ? » et pour les plus vieux d'entre nous la notion de varappe et la référence Edlingerienne pointeront leurs nez. Référence dont je me souviens encore l'apparition dans les carnets de l'aventure, j'avais 10 ans, ça m'avait scotché, moi qui grimpais uniquement aux arbres... Le débardeur, le bandeau, et le short de chez Prisunic, la tribalité vestimentaire en était à ses balbutiements. D'ailleurs, j'ai une explication à la motivation de la pratique du solo par Patrick : personnellement j'ai déjà assuré un grimpeur à short de chez Prisunic, et la protection rapprochée nécessaire pour les premiers mètres d'escalade m'avait permis de retenir que le baillage du short est à l'unisson du baillage du slip et honnêtement c'est moyennement esthétique et peut avoir une incidence néfaste sur l'assurage correct dans les premiers mètres, voire sur la motivation d'être assureur... Pour revenir à notre analyse, la réaction de notre interlocuteur résulte pour bonne part du fait que peu de personnes ont assisté à nos exploits verticaux ! Pour se faire, il faut aimer se taper des marches d'approches, pour ensuite rester assis à regarder ces grimpeurs valeureux, la nuque douloureuse, la narine palpitante étant donné que l'assureur persiste à enlever ses chaussons après avoir grimpé, et à se cacher dans les buissons avant d'aller grimper... Histoire de concentration probablement... Dommage, surtout que torse nu c'est pas mal un grimpeur. Bon d'accord, c'est un peu bossu avec des gros doigts... ça peut passer ça encore, enfin une fois que les doigts boudinés et pluchés ont été lavés. Le pire ? Les pieds ! Des orteils poussiéreux et déformés, avec d'énormes verrues lisses sur les jointures. Leur vue est à l'unisson de leur odeur !

Grâce à cette analyse on peut donc comprendre pourquoi le surfeur sourit : il a le beurre et l'argent du beurre ! Il s'amuse comme nous, mais sans en payer le prix ! Ben oui, même s'il transpire la pratique du surf induit un rinçage perpétuel de ces aisselles que je ne saurais voir ! Et pis, même s'ils ont des pieds tout moche, crevassés d'avoir trop trempé dans l'eau salée, l'espace inter-digital squatté par algues et bivalves, le surfeur il s'en fout ! Une fois sur le rivage, il a juste à plonger les pieds dans le sable, et le veau des plages n'y voit goutte son mufle humide pointé vers cette chevelure qui a fini par emprisonner les rayons du soleil ! Essayez de faire la même chose au pied d'une voie ! Si la mycose peut être éventuellement masquée de manière discrète, ça va être plus compliqué pour la paire de chaussons qui empeste le rat mort... Grâce à cette analyse on comprend donc mieux l'amertume du grimpeur.

Mais le fond de l'infamie n'est pas touché... Il y a plus mal loti que le grimpeur! En effet, certains grimpeurs essaient de conjurer cette malédiction en pratiquant l'escalade ET le surf. Si la stratégie semble particulièrement astucieuse elle nécessite le respect stricte de conditions d'utilisation adéquates. Et dans ce cas on ne pourra que se morfondre sur le cas de ses adeptes bretons... Car alors le surfeur partage l'amertume du grimpeur : bronzer en shorty c'est pas facile, et conjuguer vagues et soleil en bretagne c'est pas gagné non plus... Et que dire de la reconnaissance de la funitude de la pratique du surf en bretagne par le profane élevé aux images hawaïennes ? Je plains ces imbéciles pétris d'images d'Epinal, n'ayant jamais connu l'émotion d'un soleil rasant sur la côte de granit rose!

surfer brest

Mais ne désespérons pas, la patience est notre alliée. Le sourire iconique narquois du surfeur bientôt s'éteindra. Car qui c'est qui est dans la short liste (pour les allergiques à l'anglais je me suis permis cette légère francisation de bon aloi puisque chacun sait que seule une liste réduite ne fait pas bouffer de manière grotesque les poches des pantalons courts d'été, surtout ceux de chez Prisunic) du CIO ? Ils vont moins faire les malins les surfeurs ! Car même les surfeurs connaissent les retombées sonnantes et trébuchantes inhérentes à la médiatisation de cet événement planétaire. Les exemples d'un tel impact sur une discipline sportive sont multiples : ainsi les athlètes du 50km marche, stakhanovistes du macadam, ne sont-ils pas tous pétés de thunes maintenant ? Et tous ces enfants usant leurs parents à longueur de journée qui pour un autographe de Yohann Diniz, qui pour enfin pratiquer cette discipline choyée par l'olympisme et les médias? Pour l'aspect financier, le curieux pourra chercher l'origine du mot 'thune', et pourra ainsi vérifier la finesse de mon analyse...

 N'oublions jamais ces quelques mots pleins de sagesse que nous pouvons jeter à la figure du bellâtre narquois juché sur son couvercle de glacière : « Vous pouvez railler, mais n'oubliez jamais qu'un jour ou l'autre, c'est celui qui raille qui l'a dans le train. » P. Desproges

  • Quels sont les points communs entre grimpeurs et surfeurs ?

Le profane remarquera immédiatement que les supports de pratique sont différents. Horizontal pour l'un, vertical pour l'autre ; solide et dur pour le premier, liquide et salé pour le second. Crétacé pour l'un, crustacé pour l'autre. Cependant un certain nombre de points communs existent. En premier lieu la volonté d'appartenir à un même troupeau, pardon, une même tribu. Plusieurs éléments sont à leurs dispositions pour y parvenir , dont deux principaux : les codes vestimentaires et le vocabulaire. On peut arguer avec raison que le vocabulaire est forcément spécifique puisqu'il se réfère à une pratique spécifique. Pour les codes vestimentaires c'est tout de même différent puisqu'on entre dans l'affirmation de son appartenance à une communauté aux yeux du profane hors cadre de la pratique. Par exemple, l'utilisation des chaussures de marche d'approche Moumouth n'est pas impérative pour aller manger des biscuits chez mémé (oui ces fameux biscuits secs un peu mous, avec un drôle de goût, rangés dans la boîte en fer blanc avec l'hermine bretonne reproduite tout autours).

Autre point commun, c'est la funitude de l'activité (oui je néologisme, c'est une preuve de bravitude), même si ce n'est pas ça qu'on recherche mais l'approche fusionnelle avec la nature et les problèmes qu'elle nous propose et que nous essayons de surmonter avec esthétisme en allant puiser au fond de nous même la connaissance de notre moi-profond qui nous permet une maîtrise conjointe de nos peurs, de notre corps, de notre esprit... Si la fusion avec la nature est bien le but de la majorité des grimpeurs actuels, on peut alors se poser des questions légitimes quant à l'hygiène du grimpeur moyen (cf le paragraphe relatif au JPB)... Non merci, pas le peine de s'énerver et encore moins de jeter des pierres, je ne suis pas minéralogiste.

Par soucis d'homogénéité, je n'inclurai pas dans mon propos l'escalade en salle, comparons ce qui peut être comparé ! Le surf se pratique-t-il en piscine ? Evidement non, les maitres-nageurs imposent le maillot de bain ! En outre, étant peu enclin à l'autodérision, j'avoue un certain respect pour ces athlètes du plastique dont l'entrainement pragmatique leur ouvre les portes de la félicité falaisienne quand pâques apporte ses chocolats, où quand l'été nous baignent de sa chaleur tant attendue . Surtout sur ces falaises abandonnées que le breton et l'allemand parcourent en toute quiétude en Provence ou dans le Gard. Et je tiens à souligner que nos voisins allemands sont très sympathiques, j'en ai rencontrés beaucoup. Nous avons comparé nos coups de soleil et devisé sur ces horribles marques de Marcel stigmates de notre passion...

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BIBLIO Sun, 14 Oct 2012 16:41:59 +0000
topo : Escalade en Loire-Atlantique - édition 2012 https://krimpadenn.fr/articles/categories2/biblio/377-topo-escalade-en-loire-atlantique-edition-2012 https://krimpadenn.fr/articles/categories2/biblio/377-topo-escalade-en-loire-atlantique-edition-2012
  
Titre
 Escalade en loire-Atlantique
  
Auteurs
 FFFME 44 & CF de Nantes
  
Edité par
 Print Ouest - Bouaye - avril 2012
  
Publié en
 2012
  
ISBN  978-2-7466-4648-3
  
Prix  18 €
  
Sites décrits  
  • Clisson
  • La Montagne
  • Le Pallet
  • Le Croisic
  • Pierre Meslières
  • Pont Caffino
  • Roche-Ballue
  
 Couverture  
  
Présentation Cet ouvrage compile tous les sites de Loire-Atlantique
  
Format    15 cm x 21 cm x 0,9 cm - 162 pages - Photos couleurs
  
 Disponible où ?
  

Acheter les topos pour permettre le rééquipement des anciennes voies et l'équipement de nouveaux itinéraires par les équipeurs pilotés par les comités.

 

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TOPOS Mon, 06 Aug 2012 14:48:41 +0000